BUDAPEST, HONGRIE – Une table ronde interreligieuse s’est tenue à l’Eglise de Scientology de Budapest. Les débats ont porté sur l’hostilité en ligne, la responsabilité morale et la manière dont les communautés religieuses peuvent regagner en crédibilité par leur comportement dans les réseaux sociaux.
Il s’agissait du 11e débat interreligieux sous le titre « Une vision à l’ère de la haine : comment redonner ses lettres de noblesse à la foi ? ». L’événement a réuni des théologiens, des membres du clergé, des responsables d’églises et des penseurs religieux. Le débat a dépassé le cadre de la doctrine formelle pour se concentrer plutôt sur le comportement des individus.
Etant dans une période marquée par l’hostilité en ligne, cela fait naître une inquiétude croissante quant aux répercussions des échanges sur les réseaux sociaux. Dans ce cadre, les participants de la conférence ont examiné si l’on peut attendre des croyants qu’ils maintiennent un niveau moral plus élevé dans la sphère numérique et comment la religion peut redevenir significative et même attrayante au XXIe siècle.
Donner un meilleur exemple dans le débat public
Les participants ont notamment examiné comment les croyants réagissent face à la colère, à la provocation et à la division dans un contexte où les algorithmes des réseaux sociaux amplifient souvent les extrêmes plutôt que la réflexion.
Une initiative en ligne récente d’un professeur catholique, qui appelait les croyants à s’opposer aux discours haineux et à donner un meilleur exemple dans le débat public, a donné le ton à la soirée. La question centrale de la table ronde était : la foi doit-elle se manifester non seulement dans les rituels ou l’identité, mais aussi dans la manière dont les gens communiquent, expriment leurs désaccords et font preuve de retenue lors de discussions publiques difficiles ?
Les participants ont convenu que les réseaux sociaux ont engendré des pressions morales et des tentations comportementales auxquelles les générations précédentes n’étaient pas confrontées.
La religion pourrait jouer un rôle constructif
Parmi les intervenants, un théologien catholique a souligné que les sociétés modernes ne partagent pas toujours un socle moral commun, même si la liberté d’expression demeure une valeur fondamentale. Dans ce contexte, il a évoqué la responsabilité individuelle en ligne : chacun doit modérer son espace numérique, supprimer les contenus destructeurs et refuser de nourrir des environnements où le mépris et l’agression prospèrent sans entrave.
Puis, un spécialiste des religions et philosophe a ajouté que l’architecture des réseaux sociaux nuit souvent au consensus, car les algorithmes tendent à privilégier l’intensité émotionnelle et à renforcer les chambres d’écho. « Dans un tel contexte, a-t-il suggéré, la religion pourrait néanmoins jouer un rôle constructif en tant que communauté morale capable de contrer la radicalisation, de réduire l’hostilité et d’encourager une réaction plus humaine face au désaccord. »
Assumer la responsabilité des conséquences de leurs actes
Un représentant de l’Eglise de Scientology a souligné que la compréhension spirituelle devrait permettre aux individus de dépasser leurs réactions impulsives et d’assumer la responsabilité des conséquences de leurs actes. Et ceci notamment dans l’environnement numérique où les propos injurieux peuvent se propager rapidement et largement.
Les concepts abordés au cours de la soirée ont reflété fidèlement plusieurs des principes éthiques énoncés dans le livret Le Chemin du Bonheur, écrit par L. Ron Hubbard. Il s’agit d’un code moral fondé sur le bon sens et la raison, qui comprend 21 préceptes pour aider à faire de meilleurs choix dans la vie. Des préceptes tels que « Donnez le bon exemple », « Cherchez à vivre dans la vérité » et « Respectez les croyances religieuses d’autrui » font clairement écho aux préoccupations exprimées comme la sincérité dans le discours public, la retenue dans les conflits et le respect mutuel par-delà les clivages religieux et idéologiques.
La conduite éthique demeure essentielle
Le deuxième thème majeur de la soirée portait sur l’évolution du rôle de la religion dans la société contemporaine. Les participants ont constaté que, malgré le déclin de la religion institutionnalisée dans certaines régions d’Europe, la quête spirituelle individuelle demeure vivante. Dès lors, la question n’est pas simplement de savoir si la religion peut redevenir à la mode, mais si elle peut se montrer moralement sérieuse, socialement utile et capable de s’exprimer dans un langage que chacun reconnaît comme authentique.
M. Ivan Arjona, représentant de l’Eglise de Scientology auprès de l’Union européenne et des Nations unies, a déclaré : « Ce débat illustre un défi auquel sont confrontées toutes les sociétés européennes : comment préserver la dignité, la vérité et le respect mutuel dans des espaces qui valorisent souvent le contraire ? La conduite éthique demeure essentielle. Lorsque les individus privilégient la responsabilité à la réaction, et le respect au mépris, ils renforcent non seulement leurs propres communautés, mais aussi la culture civique dont dépend la coexistence pacifique. »
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