Des bénévoles italiens mènent une campagne de prévention de la toxicomanie

Des bénévoles italiens mènent une campagne de prévention de la toxicomanie

MILAN, ITALIE – Un réseau de bénévoles d’environ 300 personnes (et ce nombre ne cesse d’augmenter) est actif depuis janvier dans le cadre d’une initiative nationale de prévention de la toxicomanie en Italie. Ils distribuent des livrets de prévention intitulés « La vérité sur la drogue ». Plus de 500 000 brochures d’information ont déjà été distribuées depuis janvier, d’abord à Milan ainsi que dans d’autres villes italiennes qui s’impliquent dans cette initiative.

L’une des journées de distribution les plus intenses a eu lieu le 6 février, date de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. Une centaine de bénévoles se sont réunis et ont distribué plus de 100 000 brochures en une seule journée, informant ainsi un grand nombre de visiteurs dans la ville.

Les bénévoles utilisent les livrets de prévention du programme « La vérité sur la drogue » de la Fondation pour un monde sans drogue. Cette initiative vise à faire de la prévention par l’information. Elle fournit des explications claires et accessibles sur les substances couramment consommées, leurs effets à court et à long terme, et les risques pour la santé.

L’objectif est de diffuser des informations factuelles afin que les jeunes et les familles puissent reconnaître les risques à un stade précoce et faire des choix éclairés avant que la première « expérience » ne devienne une habitude.

La prévention, un enjeu social

Dans toute l’Europe, la prévention est souvent abordée non seulement comme un enjeu de santé publique, mais aussi comme un enjeu social. Les marchés de la drogue prospèrent souvent en exploitant la vulnérabilité, en banalisant la première consommation et en entraînant les adolescents dans des cycles de dépendance et d’exploitation. Dans ce contexte, les bénévoles affirment que la diffusion d’informations vérifiées contribue à la protection des jeunes et renforce la cohésion sociale, notamment en aidant les adolescents à identifier les manipulations et à résister aux pressions.

Les bénévoles soulignent également la participation croissante des athlètes à cette campagne de sensibilisation. Julie Delvaux, une bénévole belge qui participe à cette initiative, a déclaré que plus de 100 athlètes liés aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 ont signé le registre d’honneur de la Fondation pour un monde sans drogue, manifestant ainsi leur soutien aux messages de prévention contre le dopage destinés aux jeunes.

Selon les bénévoles, le sport offre une plateforme naturelle pour les discussions sur la prévention, car il est étroitement lié à la discipline, à la performance, à la récupération, à la concentration mentale et au bien-être à long terme. Les bénévoles ajoutent que la volonté des athlètes d’être associés publiquement aux messages de prévention peut contribuer à lutter contre l’idée que la consommation de drogues est « normale » ou sans conséquence, notamment auprès des jeunes qui considèrent le sport de haut niveau comme un modèle de vie saine.

Dans un contexte politique plus large, la vice-présidente du Parlement européen, Antonella Sberna, a souligné l’importance d’un investissement soutenu dans le sport amateur et la participation citoyenne lors d’un débat du Parlement européen à Strasbourg le 6 octobre 2025. « Les politiques européennes doivent continuer à investir dans les infrastructures sportives locales, le bénévolat et la participation des jeunes et des femmes. » Les organisateurs affirment que le recours à des bénévoles locaux et à l’engagement des jeunes dans la campagne reflète cette même importance accordée à la participation au niveau communautaire.

Des rapports récents soulignent pourquoi la prévention reste une préoccupation politique constante. Un rapport de Reuters (25 juin 2024), d’après un rapport annuel du gouvernement au Parlement italien, indique que 39 % des Italiens âgés de 15 à 19 ans ont consommé au moins une fois des substances illicites. Le même rapport présente des chiffres sur l’exposition des jeunes à la cocaïne et aux produits dérivés du cannabis et décrit une tendance au retour aux niveaux d’avant la pandémie.

La prévention pour éviter la première consommation

Jessica Hochman, directrice exécutive de la Fondation pour un monde sans drogue, affirme que les marchés de la drogue dépendent de la normalisation et de la répétition de la première consommation. Elle considère la prévention comme le moyen le plus direct de rompre ce processus. « Lorsque les jeunes comprennent les effets des drogues sur le corps, dit-elle, leur curiosité diminue souvent. »

Le programme de prévention de la Fondation pour un monde sans drogue est parrainé par l’Église de Scientology.

Selon Ivan Arjona, représentant de la Scientology auprès des institutions européennes et des Nations Unies, « la prévention de la toxicomanie n’est pas seulement une question de comportement individuel, mais aussi d’environnement social. Les marchés illicites de la drogue sont souvent liés à la violence, au recrutement, à l’intimidation et à des formes de coercition qui peuvent entraîner les adolescents dans des réseaux dangereux. Dans ce contexte, l’accès à l’information est un outil de protection. Il favorise des choix éclairés, réduit le risque d’une première consommation et peut aider les communautés à limiter l’espace dans lequel l’exploitation s’enracine. »

« Dans toute l’Europe, la protection des jeunes n’est pas seulement un objectif de santé publique, mais aussi un devoir civique. Les marchés de la drogue prospèrent là où la vulnérabilité peut être exploitée et où la désinformation diminue la perception du risque lié à la consommation. Fournir des informations vérifiées et compréhensibles renforce l’autonomie et le choix éclairé, et aide les communautés à réduire le champ d’action des réseaux criminels. »

Cette initiative est lancée par la Fondation pour un monde sans drogue, une organisation à but non lucratif d’utilité publique (reconnue par le Conseil économique et social des Nations unies avec statut consultatif). Elle produit et distribue des supports pédagogiques factuels sur les drogues. Grâce à un réseau mondial de bénévoles, 100 millions de brochures de prévention contre la drogue ont été distribuées, des événements de sensibilisation à la drogue ont été organisés dans quelque 180 pays et des messages d’intérêt public ont été diffusés par de nombreuses chaînes de télévision.

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Martine Rhein
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