À la suite de la publication de l’article sur la Scientology, la Fédération française des Eglises de Scientology a envoyé un droit de réponse au Midi Libre qui l’a refusé :
La prétendue opacité de l’Eglise de Scientology et ses soi-disant secrets, qui expliqueraient le phénomène du Scientology Deep Run, ne sont qu’une vue de l’esprit. L’Eglise de Scientology est un lieu de culte ouvert au public. Ainsi, à Saint-Denis, elle est ouverte, 7 jours sur 7 du matin au soir, à toute personne qui souhaite s’informer honnêtement. Elle possède un centre d’information que chacun peut visiter et qui permet au public de se faire une idée des vastes activités de l’Eglise en matière religieuse et philanthropique.
Le Scientology Deep Run constitue une perturbation de lieu de culte. Or, en France, perturber un lieu de culte est passible de la loi pénale.
Les personnes qui veulent s’informer peuvent paisiblement visiter les lieux ou s’informer grâce à la chaîne de télévision Scientology.tv. lancée il y a dix ans pour remédier au manque d’informations fiables à disposition du grand public sur ses croyances et les activités des scientologues. Cette chaîne est disponible dans le monde entier via divers canaux de communication et notamment via Internet.
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Or, l’emploi du mot « secte » pour qualifier la religion que nous professons, est périmé et juridiquement erroné, même en France, ce que confirme la Miviludes dans son communiqué de presse du 19 juillet 2018 (en pièce jointe) : « Conformément à la circulaire du 25 mai 2005, les listes de sectes publiées lors des commissions d’enquêtes parlementaires de 1995 et 1999 n’ont plus aujourd’hui qu’une valeur historique. L’établissement d’un tel document ne saurait emporter aucune conséquence de nature juridique et serait contraire aux principes constitutionnels. »
Pour ce qui est de la condamnation pour escroquerie, vous omettez le contexte. Elle ne concerne qu’un nombre limité de personnes, dont deux personnes morales depuis lors disparues, pour des faits qui remontent à 1997, soit voici près de 30 ans ! De plus, cette condamnation a été prononcée en l’absence des prévenus et de leurs avocats, lesquels ont quitté la barre pour protester contre l’iniquité de cette procédure. D’ailleurs, l’Etat a été condamné pour faute lourde et déni de justice, tandis que l’association UNADFI, unique partie civile, a également été condamnée parce qu’elle avait abusé de son droit d’ester en justice dans cette procédure, et sa mauvaise foi a été reconnue par la Cour d’appel de Paris, puis confirmée par la Cour de Cassation.
